Il y a une dizaine d'années, j'ai croisé sa route et je suis « tombée » sous son charme. Pourquoi lui ? Ce n'est pas forcément le plus beau - enfin pour moi ça l'est - mais il a "UNE gueule" ! Il est carré, il est rustique, c'est un baroudeur, je suis sure qu'il pourrait m’emmener au bout du monde… On doit se sentir en sécurité quand on est avec lui, il est au top quoi. Puis c'est le seul que je reconnais et ça c'est un signe. Quand je parle de lui ou quand je pense à ce qu'on pourrait faire ensemble, j'ai les yeux qui brillent.

En fait, il y a LUI et les autres…

LUI il s'appelle : DEFENDER 110.

Éric, qui n'est pas d'un naturel jaloux, partage très vite mon enthousiasme.

Je peux être persuasive quand je veux !

On l'aura un jour, on l'aura!

Mais quand ? "That's the question" !

 

Et on se met à rêver ! Et… à économiser ! Lol !

 

Pour moi, il ne fait aucun doute qu'on le prendra d'occase. Pas seulement pour son prix mais aussi pour sa "belle gueule de baroudeur".

Éric souhaite du neuf car il faut bien l'avouer, nous sommes des "billes" en mécanique et nous n'avons jamais mis les mains dans le cambouis. On a de plus... moins de chance de casser ! Et puis, il est vrai qu'entre un neuf et une bonne occase, la différence de prix n'est pas très significative ! Pour un Defender s'entend ! Fini donc les petites annonces du « Bon coin » ou des sites spécialisés... Ce sera un neuf !

Mon zépoux, jeune retraité dynamique, "fréquente" de plus en plus souvent la concession Land Rover de Montpellier. Il va finir par acheter le fond de commerce ! Mais le pas est difficile à franchir...

"C'est pas encore le moment... Je bosse moi et on ne pourra pas en profiter comme on le souhaiterait",...

Et puis : "T'as vu le prix... sans parler de l'entretien ! Ca va nous coûter un bras, voire les deux".

Bref autant de raisons, bonnes ou mauvaises, qui font qu'on va rouler encore avec notre "Clio de compet".

 

Fin décembre 2014, au cours d'une énième visite chez Land Rover, on apprend que "notre chouchou" ne sera plus fabriqué… et commercialisé en Europe à cause d'une loi européenne sur la pollution. C'est "now or never". Pas une minute à perdre. Nous n'avons que quelques jours pour prendre THE décision. Un véhicule nous est prêté. C'est la première fois que je monte dans un Defender et en plus... que je le conduis ! Bien que neuf, les essuies glace couinent... C'est trop rigolo! Puis on croise un Defender 90 et le conducteur nous fait des appels de phares. Re trop rigolo. J'essaie ensuite de faire de même avec notre "Clio de compet" mais personne n'e répond. Allez savoir pourquoi !

"L'essayer c'est l'adopter". Hésitations, incertitudes, doutes…

Période propice pour les cadeaux, c'est décidé. Cette année, on commande un Defender 110 au Papa Noël. Sitôt dit, sitôt fait, les deux signatures au bas du document officiel et… Le voila sur la chaîne de production. Livraison prévue juillet 2015. Pfffffff. Finalement c'est pas plus mal, ce délai va nous permettre non seulement de remplir notre petit – enfin gros – cochon mais également de commencer à rêver notre projet de tour des Amériques. 

 

"Chouchou" arrive à la concession le 31 juillet 2015. Nous commencions à désespérer. Une semaine pour le "préparer" et le 10 août le voila enfin prêt. Ouaouhhh, "je vous trouve très beau mais un peu… tout nu".


 "Préparer c'est aussi voyager"

Chouchou est destiné au voyage (route et pistes) et non au franchissement.

 

Notre projet est de traverser le Canada d’Est en Ouest puis de rejoindre l’Alaska dans un premier temps.

 

Nous visiterons ensuite les Etats-Unis puis l’Amérique centrale et prendrons un bateau pour éviter la région du Darién constituée d’une zone de marais et de forêt infranchissable de 160 km de long et 50 km de large entre le Panama et la Colombie. Elle ne comporte ni route, ni infrastructure et reste ainsi le dernier maillon inachevé de la route panaméricaine…

Direction ensuite l'Amérique du Sud à travers la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine puis Ushuaia...

 

Chouchou se doit donc avant tout d'être confortable.

 

Nous effectuons certains choix pour « le préparer », soit en raison du budget, soit en raison de notre philosophie du voyage et de l’esprit du véhicule que nous ne voulons pas transformer en camping-car (pas de toit relevable), même s’il nous en « coûte » en matière de confort...

Nous ne conservons que les sièges avant. 

Nous souhaitons pouvoir dormir dans une tente de toit mais également manger et dormir à l'intérieur en cas de mauvais temps ou de danger. . 

A la fin de notre périple et de retour en France nous souhaitons également pouvoir l'utiliser au quotidien et repartir éventuellement vers d’autres horizons... Par conséquent, l'aménagement doit pouvoir être monté ou enlevé si possible en une demi journée.

 

Plusieurs préparateurs sont contactés mais écartés car leurs propositions ne correspondent pas à notre demande initiale.

 

Nous retenons finalement trois spécialistes qui ont selon toute vraisemblance, ont bien identifié nos besoins :

Pour le mobilier intérieur, le bois est préféré à l’aluminium car ce métal, bien que solide et léger nous semble froid... surtout pour l'Alaska !

 

L'avenir nous dira si nous avons fait de bons choix.